mardi, 10 juin 2008
Lisboa: sous les pavés, l'Histoire
Cinq jours dans Lisbonne à flâner sur les pavés séculaires. À chaque coin de rue, la capitale portugaise et le Tage nous ouvrent leurs bras et offrent des panoramas saisissants. Les façades d'azulejos, ces faïences ornementales qui tapissent les maisons, répondent aux tramways ocre et rouille qui parcourent la ville.
Partout, Lisboa célèbre sa gloire d'antan, lorsque les explorateurs Portugais découvraient le monde, ouvrant des routes vers des continents nouveaux.
Musées et monuments historiques rivalisent d'imagination pour impressionner le voyageur curieux, avide de connaissance. Les expéditions portugaises des Grandes Découvertes sont en majorité parties de Lisbonne entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, y compris l'expédition de Vasco de Gama vers les Indes en 1497. Au XVIe siècle c'est l'âge d'or de Lisbonne. La ville s'impose comme point de commerce européen avec l'Extrême Orient, tandis que l'or du Brésil arrive dans la ville. Aujourd'hui, le Portugal est redevenu un "petit" pays européen mais les Portugais, nostalgiques de la grande époque, s'efforcent de renvoyer l'image d'une puissance qui fait leur fierté.
Une autre raison de bomber le torse: le football.
Et en ce samedi 9 juin, alors que l'équipe nationale fait son entrée dans l'Euro 2008, les cœurs battent un peu plus forts au son des klaxons de la victoire. Les drapeaux flottent aux fenêtres et les Lisboètes chantent dans les avenues, la panse remplie de bière. Pour nous, le séjour rime aussi avec gastronomie. La cuisine portuguaise est considérée comme l'une des plus riches cuisine du monde grâce à la variété de produits et d'influences (Maures, Romaines, Africaines, Indiennes).
Sur les tables, des plats méditerranéens un peu plus rustiques que ce que l'on trouve en France. Morue, sardines, soupe de légumes, pomme de terre sont incontournables des menus...
Les Lisboètes ne sont pas en reste au niveau des desserts. Outre une soupe de fruits exquise dégustée au Ad Lib, le restaurant du Sofitel, nous avons pu goûter aux pasteis de Nata, des petits gateaux au sucre et à la crème d'œufs. L'émoi du palais est à la hauteur du plein de kilocalories!!Aussi, quelle n'est pas notre surprise de découvrir des additions salées dans lequelles tous les apéros sont comptabilisés. Une seule solution: ne pas toucher aux olives, pain et rillettes de poisson déposées sur les tables. Un truc à connaître pour bien maîtriser son budget!La praça do Comercio, est le lieu symbolique de la puissance et de la grandeur historique du pays. La place existait déjà avant le tremblement de terre qui a ravagé toute la basse ville en 1755, elle s'appelait alors Terreiro de paço (place du palais), c'était en effet le lieu de résidence royale.

L'Océanorium a ouvert ses portes au public à l'occasion de l'exposition universelle de 1998. Il est le deuxième plus grand océanorium du monde. Un grand bassin central de près de 5000m3 représente la haute mer, avec requin et raie gigantesque. Le plus surprenant est que les animaux (terriens ou amphibiens) évoluent à côté des visiteurs sans grillages ni protections, on s'y croirait vraiment !
Petite séquence réalisée à l'océanorium. Méduses phosphorescentes.
Vue sur la ville depuis l'une des sept collines de Lisbonne.
De nuit, les rails d'un tramay.
En haut d'un élévator, construit par un élève de Gustave Eifel, un petit bistro suspendu au-dessus de la ville.
Retrouvez prochaînement en ligne l'album photo complet de notre voyage.
13:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 26 novembre 2007
Rodrigues onirique...
Rodrigues, un rêve éveillé. Un sable doux comme du sucre, un lagon turquoise et paisible, des plages désertes qui n'attendent que nous... Ici, la beauté frappe l'explorateur à chaque détour. Cinq jours de détente absolue dans ce petit paradis perdu, qui, nous l'espérons, restera bien caché. Après une journée de récupération avec massage au spa, nous partons à la découverte des plages en bus. Les Rodriguais sont étonnants et d'une gentillesse sincère. Ils engagent la conversation sourire aux lèvres, par simple curiosité pour ce touriste si rare qui s'extasie des paysages. A Pointe-Coton, nous découvrons une plage paradisiaque, à cheval s'il vous plaît ! Histoire de ne pas trop se fatiguer...

Cette plage est prénommée Fumier. Et comme son nom ne l'indique pas, est une créature céleste. Quelques barques de pêcheurs flottent sur un lagon profond où la température est idéale. Le sable est chaud et accueillant, adouci par un vent léger. Quelques filets sont laissés sur la plage, gardiens d'eux-même. Ici, pas de voleurs, tout le monde se connaît.
Le troisième jour, nous louons des scooters 125 cm3 et partons à la découverte de cette île encore sauvage. A chaque virage, la nature se livre, intacte. Appareil au poing, nous faisons halte régulièrement pour figer ces sentiments à partager. Nous commençons à prendre nos habitudes sur cette plage qui désormais nous appartient et dans une petite table d'hôte où nous dégustons des langoustes grillées pour vingt euros. C'est sûr, Dieu existe !
14:00 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 20 juin 2007
Marrakech l'insolente
Les couleurs s'entrechoquent dans une clarté éblouïssante, le souk nous ouvre ses portes sur ses milles et une merveille... Accueillies chez le père de Jean-Christophe, nous passons six jours dans Marrakech la Rouge. Odeurs, saveurs et couleurs... Hamam, souks, tagines, gueliz... Ici tout est désordre pour l'occidental organisé qui ne cerne pas la subtilité des Marrakchis.
Sur la place Djamel el Fna, les conteurs, marchands d'eau et de breloques en tous genre viennent se faire photographiés contre quelques dirhams. Attention cependant à celui qui se laisse prendre par l'odeur chatoyante des viandes grillées ! Ici, c'est Tourista assuré ! Najette et Malika s'improvisent guides et nous font découvrir le dédale de la médina. Dans le souk aux vètements, elles marchandent.
Najette s'assoit et n'en démord pas. Quand le garçon refuse son offre, elle détourne le regard et se mordille les lèvres. Son courroux est lisible dans son regard. Nous assistons, incrédule et baba devant son savoir-faire, à un jeu savoureux auquel se mèle une pointe de séduction. Quand le labyrinthe nous délivre érintées, Maxime, le père de JC nous attend dans sa ferme avec olives et amandes pour l'apéritif quotidien. Une heure passe dans la fraicheur du soir. Le contraste avec la chaleur des pierres de la ville nous saisit. Malika nous régale d'une tagine au poulet qu'elle a fait mijoter. Les papilles s'abandonnent. Sans conteste, nous sommes revenues obèses de notre séjour, abusée par cette ville charmeuse. Remplies d'odeur mystiques, grosses de viandes savoureuse, enceintes d'envie de revanche sur Marrakech l'insolente.08:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 19 juin 2007
Essaouira la douce
Le bleu décliné à l'infini dans toutes ses tonalités, Essaouira se fond dans le ciel et la mer. Les mouettes déchirant la strate nous rappelle que nous sommes bien sur terre. Quelques heures dans le port d'Essaouira, flânerie chimérique. Le temps de déguster une tagine dans un riad, de remplir nos poumons d'iode et de photographier du regard l'immensité de l'azur, et nous reprenons la route, rectiligne au milieu de la steppe pour rejoindre Marrakech.
08:35 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 27 avril 2006
Chine
Pékin, la cité de la démesure

On s’y rend pour ses légendaires sites emprunts de cultures millénaires impériales. La Cité Interdite, la grande muraille de Chine... On en ressort déboussolé, abasourdi par ses mœurs extravagantes et ses ambivalents gratte-ciel dominant des ruelles exiguës. Pékin, mégalopole où tout est outrance.
Pour voir les images, cliquez sur l'album
Onze heures de vol dans les pattes. Les yeux encore embués, je découvre Pékin à l'occasion d'un voyage de presse offert par Air Austral. Impression d’un rêve éveillé. Une nappe de brouillard froid et coupant enveloppe la mégalopole peuplée de 14 millions de China girls and boys. Et moi et moi et moi... Outrance et démesure, tout me paraît immodéré. La foule en rangs serrés qui tourbillonne et fourmille sur des trottoirs trop grands, les gratte-ciel opalescents qui flirtent avec un ciel laiteux, l’avenue des Champs Elysées locale et ses 14 voies... Beijing la verticale semble vouloir anticiper son explosion démographique et me donne le vertige. C’est la folie des grandeurs ; tout est méga, giga dans ce pays qui se dit pourtant Empire du Milieu. Pékin a la taille de la Belgique et les habitants racontent avec un sourire altier que la ville possède à peu près tout ce qu’il y a de plus grand au monde : la plus grande place (Tien An Men, 40 hectares), la plus grande avenue (avenue de la Paix, 22 km de long), le plus grand Bouddha (une statue 26 m de haut sculptée dans un seul bois de santal que l’on peut voir au temple des Lamas)... on va même jusqu’à expliquer, sans ironie aucune, qu’ici on peut voir la lune la plus ronde au monde !
Pour reprendre mes esprits, je me réfugie sur un site chargé d’histoire : la place de la paix céleste (en pinyin : Tien An Men). Des fragments de mémoire flottent au milieu du brouillard de pollution. Devant la porte du Palais Impérial et face à cette petite fille qui tient dans sa main un cerf-volant bigarré, je ressens le symbole de la Chine d’hier. Mystérieuse, envoûtante et imposante. La place Tien An Men, c’est aussi la Chine d’aujourd’hui, car c’est là que Mao Zedong proclama la République Populaire de Chine. C’est aussi - je l’espère - la Chine de demain. Il suffit de se remémorer le courage de ces étudiants défilant pour la démocratie face aux canons. Les trois visages emblèmes de cette cité-caméléon.
“Il n’est pas de bon Chinois qui n’ait marché sur la Grande Muraille”, avait un jour déclaré le Grand timonier. Immersion oblige, je décide d’être une bonne Chinoise et me rend sur cette structure dont on dit que la totalité de ses pierres suffiraient à ériger un mur d’1 mètre de large et de 5 mètres de haut autour de la terre. Un serpent minéral qui vaut le détour mais pris d’assaut pas les touristes. Les sites touristiques de Pékin, comme la Cité Interdite, seul palais impérial encore debout dans ce pays, sont devenus de vrais Dysneyland locaux. On préférera sortir des sentiers battus et se perdre dans le dédale des hutong (ruelles très étroites des vieux quartiers qui sont promises à une disparition certaine), découvrir les délices d’un massage chinois ou la folie des marchés nocturnes pour y déguster une brochette de scorpions. Dépaysement garanti !
09:55 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





















